Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Fanartstrip, le Blog 100 % BD et dessins de presse

Selon un raport de l'OMS, les inégalités sociales sont les plus fortes depuis 25 ans.

4 Mai 2012 , Rédigé par Fanartman Publié dans #Dessins presse & société

Barrigue.png

© Barrigue
Barrigue.png

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article

Claudec 18/05/2013 21:23

L'article qui suit est inspiré du blog : http://claudec-abominablepyramidesociale.blogspot.com

Inégalités sociales - Fondamentaux pragmatiques

La pauvreté – comme la richesse – est une composante de la société, structurelle et mécanique, aussi relative qu'incontournable ; et les inégalités de toutes sortes en résultent. En prendre
conscience serait le premier pas à faire pour atténuer cette pauvreté et ces inégalités, voire les maîtriser, à défaut de pouvoir les éradiquer. La preuve a en été largement administrée depuis plus
20 siècles, durant lesquels les raisonnements, les doctrines ainsi que les méthodes et les moyens appliqués pour les combattre n'ont fait que les augmenter et les exacerber.

En occident comme ailleurs, dans les pays développés comme dans les autres, la société des hommes est, a toujours été et sera jusqu’à sa fin, faite d’inégalités. L’exception y domine la masse ; le
pouvoir y domine le peuple, la force la faiblesse, l’intelligence la sottise, le savoir l’ignorance , la richesse la pauvreté etc. ; dans tous leurs aspects. Et plus les richesses augmentent –
qu’elles soient d’ordre matériel ou immatériel –, plus s’accroît l’écart entre le sommet d'une pyramide sociale qui n’a pas d’autres limites que l'ambition humaine et les capacités de la planète
et, à l’opposé, une base où règnent la pauvreté absolue et l'indignité, dernier état de la condition humaine.

Il existe des chiffres et un mécanisme vieux comme le monde, dont il faudrait pourtant avoir clairement conscience avant de tenter quoi que ce soit d’utile pour secourir durablement les plus
nécessiteux d’entre nous, qu'il s'agisse de continents, de nations, de régions, comme d'individus.

À l’aube de notre ère, la Terre était peuplée d’environ 250 millions d’êtres humains. Elle en compte plus de 7 milliards aujourd’hui, dont 1,5 milliard vivent dans un état de pauvreté profonde.
L’homme et le progrès dont il est porteur ont ainsi créé, en 20 siècles, 5 fois plus de miséreux qu’il n’y avait d’individus de toutes conditions sur terre au début de leur entreprise. Et la
population augmente, quotidiennement, de 220 à 250 000 âmes qui viennent dans leur grande majorité surpeupler la base d’une pyramide sociale dans laquelle le "descenseur social" prend le pas sur
l’ascenseur du même nom démontrant, s'il en était besoin, que la pauvreté est plus facile à partager que la richesse.

Les objections ne manqueront pas, à commencer par le reproche de voir la bouteille en partie vide plutôt qu’en partie pleine et de faire ainsi preuve d’un pessimisme exagéré. À supposer que tous
les hommes aient été pauvres au début de notre ère, ce qui ne saurait être le cas du simple fait de le relativité de la pauvreté – comme de la richesse bien entendu –, alors que le nombre de ces
pauvres a été multiplié seulement par 4 à 5, celui de la population totale l’a été par 28. De quoi effectivement dédramatiser leur augmentation en nombre ! D’autant que le même raisonnement
conduit, en supposant qu’il n’y ait eu que des non pauvres au début de notre ère – ce qui ne saurait davantage être le cas que le contraire – le nombre en est passé, par différence, de : 250
millions à 7 milliards - 1.4 milliards = 5.6 milliards, soit une multiplication par 22.4, d’où raison supplémentaire de se réjouir. Mais ce qui nous préoccupe ici est la pauvreté et sa progression
en nombre ; et non leur progression dans ce qu'elles ont de relatif. Ce qui est important et prioritaire n’est pas de savoir si la civilisation a créé plus de riches que de pauvres mais de savoir
quels ont été ses effets sur la pauvreté. Quand bien même il n’existerait qu’une poignée de miséreux sur terre, c’est leur sort qui nous intéresse et non celui des heureux élus qui ont le bonheur
d’y échapper. Or l’observation est indiscutable : le nombre de pauvres profonds a augmenté de un milliard et demi en vingt siècles, si nous ne chipotons pas sur quelques dizaines de millions.

Quant à savoir si cette variation a connu des fluctuations ; quels en ont été les pics ou les baisses, il s’agit d’autres aspects de la question. Il suffit de réaliser qu’à un moment donné de
l’histoire des hommes – en l’an 2000 – le nombre d’êtres humains atteints de misère profonde est inacceptable, même s’il est communément admis qu’il ne représente que 14% de la population totale de
la planète ; certains prétendant que la réalité est bien supérieure

En dépit du véritable escamotage du facteur démographique par la plupart de ceux qui se penchent sur le cas des pauvres, la pyramide sociale, pour aussi schématique qu’elle soit, met pourtant en
évidence le fait que les pauvres des uns sont les riches des autres, dans une relativité universelle que non seulement les uns et les autres négligent, mais qu’ils contribuent à masquer avec un
égoïsme comparable à celui des riches du sommet qu’ils ne font le plus souvent qu’imiter et jalouser dans leur impuissance. Ceux qui confondent richesse avec confort et bonheur avec richesse,
démontrent ainsi que le sort d’un milliard et demi de pauvres réels et profonds leur importe moins que les enjeux de leur propre lutte, reprochant aux riches d'être nés ce qu'ils sont et tentant de
leur arracher ce qu’ils leur envient, avec une rapacité obstinée. En dépit de leurs généreux principes, ils méprisent ainsi ceux dont ils sont eux-mêmes les riches tout en s'en prétendant les
défenseurs. Ils ignorent, dans un égoïsme médian qui vaut n'importe quel autre, que tout ce qu'ils parviennent à obtenir pour améliorer leur propre confort est autant de moins pour plus pauvres
qu'eux et, in fine, pour ces pauvres et miséreux authentiques qu'ils contribuent ainsi, la conscience plus ou moins tranquille, à priver de leur pain.

Face à ce constat, s’il est possible de penser que l’accroissement de la population est porteuse de progrès, il est aussi permis d’imaginer qu’il peut avoir d’autres effets ? N’est-il pas en tout
cas surprenant que si peu parlent de démographie ? Ne devons-nous pas, tous autant que nous sommes, ouvrir les yeux et en débattre sérieusement si nous voulons véritablement, sincèrement, offrir
avec lucidité et réalisme quelques chances aux plus malheureux d’entre nous de voir s’améliorer durablement leur sort et au-delà celui de leur descendance ?

Apprécier la mesure dans laquelle leur nombre influence le sort des hommes, tel est le vrai sujet. Car s’il est possible aux individus qui bénéficient d’un confort matériel évident de se livrer
avec un certain recul à une telle réflexion, tout se passe dans l’opacité d’une misère aggravée par une démographie galopante pour les autres. Les nantis faisant par ailleurs cette opinion qui
dénonce la pauvreté, n’est-il pas utile d’y réfléchir, spécialement à l’époque où la population du globe a franchi le cap des 7 milliards ? Nul doute que ce soit d’autant plus indiqué que cette
dénonciation repose sur des critères d’évaluation contestables – et contestés.

Soulevant davantage de questions qu’ayant la prétention d’apporter de réponses, les présents propos émanent d’un profane, selon le terme servant aussi bien aux scientifiques qu’aux religieux à
désigner ceux qui n’appartiennent pas à leurs communautés. Néanmoins curieux de sociologie et interpellé par une misère omniprésente que la démographie entretient sans vergogne au vu et au su de
tous, Candide voudrait partager les sentiments que lui inspire le croisement de ces deux disciplines. Son ambition de partage et de vulgarisation d’idées touchant à ce qu’il considère comme
l’aspect fondamental de la vie en société et de ses difficultés, pourrait-elle lui être reprochée ?

Les évidences auxquelles sa réflexion renvoie, déterminent en tout cas les conditions et contraintes sous lesquelles est placé un équilibrage dont la société moderne a le plus grand besoin :
- La richesse et la pauvreté sont relatives et existent l’une par l’autre.
- Chacun d'entre nous hérite à sa naissance de sa part de l'une et de l'autre.
- La structure pyramidale de la société humaine est non seulement inéluctable mais incontournablement assortie de sa distance – variable il est vrai – entre sa base, la pauvreté, et son sommet
- Si la richesse n’a pas de limites, la misère a la sienne, qui est le fondement même de la condition humaine, là où elle est le plus concernée par la démographie ; là où, absolue, elle peut
descendre au niveau zéro, au-dessous duquel règne l’inexistence sociale.
- Du fait de la structure pyramidale de la société, la croissance démographique s'accompagne d'une augmentation exponentielle du nombre de pauvres par rapport à celui des plus riches occupant son
sommet.
- Tuer les riches nuit à la richesse globale et aggrave le sort des pauvres, sans pour autant les faire bénéficier du partage qui pourrait en résulter.

Aucune résignation dans ce qui précède, mais bien au contraire un appel à regarder la pauvreté pour ce qu’elle est réellement, à une échelle planétaire qui concerne dorénavant chacun d’entre nous,
du plus humble au plus riche. L’histoire nous enseigne qu’une révolution chasse l’autre ... jusqu’à celle d’après, aucune n’ayant jamais changé durablement quoi que ce soit à un ordre établi dont
il serait temps de prendre conscience et de tenir compte avec l’intelligence dont l’homme est censé être doté.

Une conviction par contre : si l'éradicati